Jeudi 7 février 2008
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Jeudi 7 février 2008
Il paraît que notre pape Benoit va faciliter la célébration de messes en latin, comme au XVIe siècle. Cette messe avait été remplacée par un rituel plus moderne lors de Vatican II, dans les années 60. Mais notre Benoit souhaite rétablir cette célébration, ce qui ravit Monseigneur Lefebre et ses amis de Saint Nicolas de Chardonnet. "Il s'agit d'une première étape," dit-on. 
Hum, hum... Première étape vers l'imposition générale de la messe en latin? Cette messe où le prêtre tourne le dos à l'assemblée comme s'il avait des boutons? Celle où le paroissien moyen pense à ses courses pendant la lecture de l'évangile? Ah... Cette fameuse messe dans laquelle seule une minorité de gens se retrouvent... Je vois...
En fait, non. Je ne vois pas. Je ne comprends pas la logique des latinistes. S'ils aiment le latin, c'est bien. C'est une belle langue. Une langue morte, mais après tout... Mais faudrait-il que l'on nous impose le latin, à nous? On me dira que le latin est une langue ancienne et que son emploi aurait le pouvoir d'ajouter à la solennité de l'Eucharistie... On me dira que son ancienneté rend son message plus vrai.... Dans ce cas, je suggererais à notre souverain pontife soit de choisir soit les langues d'origine de la Bible, à savoir, l'hébreu ancien, le grec ancien, et l'araméen, soit de choisir la langue de la Personne la plus particulièrement concernée par le rituel de l'Eucharistie, à savoir: Jésus lui même. D'après mes minces connaissances sur le sujet, Jésus ne parlait pas latin. Il parlait araméen. Alors, pourquoi le latin?
La vraie question est: Pour qui le rituel de l'Euchariste a-t-il été institué? Est-ce Dieu lui même qui en aurait besoin? D'après mes maigres connaissances, un bruit court parmi de nombreux croyants: Il serait inutile de chercher à convertir Dieu... Il paraitrait que c'est nous, les croyants, qui auraient besoin de Lui... Alors? Parler latin afin que Dieu puisse nous comprendre? Dieu serait-il monolingue? Il me semblait pourtant qu'il était omniprésent, omnipotent, et omniscient... Pourquoi le latin? 
Peut être, après tout, l'Eucharistie n'a-t-elle été instituée que pour l'intelligencia ecclésiastique? Pourquoi les foules devraient-elles être là, dans ce cas? Le Clergé est-il monolingue, si on suit cette hypothèse là? J'ai cru comprendre que les prêtres, les cardinnaux, le Pape, même, parlaient d'autres langues que le latin. Alors, pourquoi le latin? 
Une autre rumeur que j'ai entendu me pousserait presque à croire que l'Eucharistie est faite pour les croyants de tout poil, les bonnes volontés. Or, on dit qu'il y a des bonnes volontés même dans les pays sous développés, là où il n'y a pas toujours de programme éducatif approprié, là où l'éducation, ce qui inclut bizarrement l'apprentissage du latin, ne sont pas les priorités. Et si la vérité divine n'était pas, au départ,  réservée uniquement à la minorité de privilégiés qui parlent latin? 
Benoit, mon cher Benoit, Vatican II avait stimulé de grandes avancées pour l'Eglise. Ne nous en privez pas.
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Samedi 26 janvier 2008
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Samedi 26 janvier 2008
Petit hommage au Harry Potter des débuts. Je suis assez (déjà) noslalgique du petit garçon innocent!!


« Je voudrais plus de porridge, s’iou plait ! » Demanda le grand Harry Noble à la cuisinière de l’école renommée du Magic Poodle.
-         Bien sûr, monsieur, tout de suite, monsieur, mes excuses, monsieur ! » Répondit la cuisinière en faisant et refaisant compulsivement la révérence devant le petit garçon malingre aux cheveux en bataille portant d’énormes lunettes.
Le nouveau professeur de vol en balai magique demanda au directeur en chapeau pointu :
« Qu’est-ce qu’il a, ce garçon ? Tout le monde a l’air au garde à vous. »
-         Vous ne saviez vous donc pas que sa famille était renommée ? Il est le fils des deux plus grands magiciens que le monde ait jamais connu. Malheureusement, le plus grand méchant que le monde ait jamais connu les a tué pendant leur sommeil. Personne ne sait comment il a survécu. Il lui reste une vilaine cicatrice sur le derrière. Le plus grand méchant a promis de revenir pour le tuer, c’est pourquoi Madame Noble a décidé de le surveiller de l’au-delà jusqu’à ce qu’il ait 18 ans. Rien n’est plus terrible que la colère de Madame Noble. Ne lisez-vous pas les magazines people ? Madame Noble est très exigeante à propos de l’éducation de son fils. »
-         Je vois. »
-         Personne ne veut fâcher Madame Noble. »
-         Bien sûr. »
-         Son fils est un prodige. »
-         Mais… Il est tout petit ! »
-         CHUT ! ATTENTION !! »
Les deux professeur entendirent le tonnerre gronder et un éclair transperça le plafond pour échouer malencontreusement sur le bureau du directeur.
-         Je vous l’avais dit ! » Dit le directeur.
Dans un coin sombre, la méchante marraine Frostsnowqueen cherchait un moyen de voler la Diamontine. Les anciens du Magic Poodle avaient été assez stupides pour cacher la pierre de pouvoir dans les caves de la cantine, au milieu des vins qu’ils mettaient de coté pour les professeurs. Avec l’aide de ses amies les méchantes fées, elle deviendrait la marraine la plus puissante du monde, et règnerait sur l’univers. Ha. Ha. Ha.
 Harry suppliait : « Maman, arrête de faire peur à mes profs, s’te plait. C’est très embarrassant. Tu me rends impopulaire. »
-         Bien sûr, mon chéri, répondit le grand fantôme en robe de magicien blanche. Les gens ordinaires sont populaires. »
-         Maman, on en a déjà parlé. Je suis au collège. Ça veut dire que je suis un ado. C’est normal de vouloir être populaire à mon âge. »
-         Mais tu ne peux pas être normal ! S’inquiéta le fantôme. Tu es un Noble. La popularité, c’est pour les faibles ! »
A la cantine, Harry avait quitté la table des gens populaires avec du gel dans les cheveux pour se retrouver avec les intello Hermione Who-Knows-It et Ron Thefox : Sa mère avait été assez cruelle pour lui interdire d’utiliser du gel. Pire : La sœur de Ron, qui était très bizarre, avait le béguin pour lui. Elle venait de lui apporter des sucettes cantatrices, quand une voix fantomatique paralysa toute la salle : « TU NE MANGERAS PAS CELA, HARRY NOBLE ! »
-         C’est que des bonbons, m’man. » Répondit Harry d’une petite voix. Le fantôme se tourna vers le directeur de l’école :
-         Monsieur Dumbendumber ! Vous me décevez beaucoup ! Ils commencent par manger des bonbons, ils finissent par se droguer ! »
Quand tout le monde se fut remit de cette frayeur, Hermione prit son plateau, et ses couverts : « Je ne veux plus être ton amie. », dit elle.
-         Ta mère est trop bizarre. » poursuivit Ron.
Plus tard dans la journée, Madame Noble faillit provoquer une crise cardiaque chez Mr Flip, le professeur de sortilèges, se fit poursuivre par le râteau de Madame Proud, le professeur de jardinage, et harcela le directeur pour faire créer une note spéciale pour son fils. La vie au collège serait infernale. Harry voulait se cacher.
Ce jour là, en allant à la cantine pour le dîner, Harry eut cette brillante idée : C’était le moment idéal pour se cacher. Les cuisiniers se dirigeaient justement vers les cuisines, qui conduisaient aux caves très renommées du Magic Poodle. C’était génial. Sa mère ne soupçonnerait pas la présence de son fils dans un endroit où était stocké un liquide rouge dont il ne savait pas grand-chose, excepté peut être le fait que sa couleur déteignait sur le visage de celui qui le buvait. Ainsi, il pourrait faire quelque chose d’improductif, comme boire par exemple, parce que boire était une chose très normale à faire pour un ado rebelle.
Toujours dans le même coin sombre, de mauvaises fées se frottaient les mains éclatant d’un rire maléfique à propos de la façon dont elles avaient volé la formule de la Diamontine, et dont Frostsnowqueen avait pénétré l’école sous la forme d’un nouveau professeur de vol en balai magique. Bientôt, elles règneraient sur l’univers. Ha. Ha. Ha.
 
Et puis, ce petit garçon apparut. Il ressemblait fort à ce Noble des magasines, mais il était vraiment trop petit pour être un Noble. Il se mit à marmonner que la vie était injuste, qu’il se fichait de recevoir des notes intéressantes, et que, de toutes façons, il deviendrait un cristalballeur, et pas un magicien de ses deux mains. Ensuite, il s’intéressa vivement aux bouteilles qui l’entouraient. Il en prit une. Une demi heure plus tard, il était complètement saoul. Il disparut dans les couloirs de la cave.
Frostsnowqueen chuchota : « Vous avez la formule ? »
-         Ouais. Tu as la pierre ?» répondirent les mauvaises fées.
-         Bien sûr. » répondit la sorcière.
-         Cinquante-cinquante, ok ? »
-         Evidemment »
Frostsnowqueen amena les fées à travers les couloirs jusqu’à la pierre, et… Ce Noble truc muche des magasines était justement entrain d’y cuver. Bon. Enervant, mais gérable. Frostsnowqueen jeta Harry contre le mur d’un geste violent de la main. Harry se réveilla d’un coup, et bailla : « Oh, non. Encore des gens qui veulent me tuer. Mais arrêtez, quoi ! Je survis toujours ! Ok ?! » Il se leva, et arracha le papier des mains de Frostsnowqueen :
-         En plus, elle est nulle, votre formule ! Elle ne rime même pas ! » Il lit la formule à haute voix. Une lumière violette aveuglante sortit de la pierre. Les mauvaises fées crièrent, la marraine cria, puis le silence.
-         Eh, c’est quoi, ce binz, j’ai rien fait, moi. » murmura Harry.
Il s’assit et se rendormit. Il avait un mal de crâne terrible quand il se réveilla. Les cuisiniers le retrouvèrent. Ils le ramenèrent au directeur. Sur le plafond et les sols, il y avait de nombreuses d’éclairs. Avec ses bêtises, on ne retrouvait plus le nouveau professeur de vol en balai magique, qui avait dû avoir la frousse de sa vie. Harry fut puni. On lui interdit pour toujours tout bonbon extravagant, les sucettes cantatrices notamment, et on lui imposa des devoirs supplémentaires. Ça n’était peut-être pas le moment de dire qu’il avait sauvé le monde ? Harry préféra se taire.
Petit déjeuner. Harry se demandait avec qui il allait manger. Les gens populaires avec du gel dans les cheveux se chuchotaient que boire de l’alcool était tellement démodé… Tout d’un coup, Harry entendit la voix de Ron à coté de lui : « Tu t’es bourré la gueule ! C’est trop cool ! » Hermione poursuivit avec un long monologue sur la nécessité de faire des expériences. La sœur de Ron soupira :
-         Mon héros… » Ron conclu :
-         Eh, notre Harry est peut être pas si bizarre que ça ! On dirait même qu’il est comme vous et moi. » Le tonnerre retendit, et un éclair tomba :
Jusqu’à mes 18 ans. Il faudra vous y habituer, les gars. »
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Samedi 19 janvier 2008
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Samedi 19 janvier 2008
Elle était menue. Des cheveux bruns lisses impeccables sur un visage livide. Un tailleur blanc. La petite prodige était dans un établissement spécialisé, à présent, mais elle gardait un air rigide, supérieur, condescendant. Elle avait fait porter six malles énormes dans sa chambre, à l’internat, par un valet. Elle avait apporté sa propre literie : Elle refusait d’utiliser celle qu’on lui avait fournie. Elle avait tout passé en revue, tout désinfecté. Elle avait tout rangé en piles, en rangs, au carré. Elle utilisait toujours les même stylos, la même encre, les mêmes bloc notes, les mêmes tailleurs blancs de la même marque, les mêmes produits cosmétiques. Elle avait un rapport méticuleux, maîtrisé avec les objets. Dans sa chambre, il y avait des étiquettes partout. Tout semblait comme au garde à vous. Il n’y avait rien de distrayant sur ses étagères. Elle ne semblait pas être du genre à se distraire. Clara Delauney avait très vite été impopulaire. Elle vouvoyait tout le monde, ne tolérait ni rature, ni pli, ni poussière, ni miette, ni tâche, ni mèche rebelle, ni raie de travers. On ne lui voyait aucune rayure, aucune fatigue, aucune erreur, aucune égratignure. Vint le moment où il fallut la bizuter.
« Bizuts, vous êtes tous des êtres pathétiques indignes de notre considération ! Cependant, nous allons transformer le tas de purin que vous êtes en véritables êtres humains ! »
Tout le monde en passait par là. Le bizutage avait lieu depuis des générations. Il devait durer dix jours. A la tête des bizuteurs, il y avait Marie-Clémence Maison et Jean-Eudes de Saint Cyr. Tout le monde savait que Marie-Clémence était une allumeuse, et Jean Eudes un drogué. A ses heures perdues, il inventait des drogues puissantes pour les faire dealer. Marie-Clémence avait prit Clara en grippe. Clara se retrouva habillée en soubrette à faire les quatre volontés de la diva. Elle se laissa réveiller à toutes les heures pour aller chercher des cailloux dans le jardin sous la pluie, avec pour seul vêtement son pyjama. Elle fit des pompes, but des litres de vodka, se retrouva à moitié nue en public, se fit insulter, et dût acquiescer à tout ce qu’on lui disait…
Jusqu’au jour où Marie-Clémence la fit jeûner et lui présenta une assiette remplie d’immondices : « Mange. » Clara se leva :
-         Non, merci. » Marie-Clémence la rassit :
-         Tu dois obéir à mes ordres, petite conne, ou je te ferai vivre un enfer, c’est clair ? » Clara la défia :
-         Je refuse de participer à cette mascarade une seconde de plus. Si vous osez poser vos sales pattes sur moi à nouveau, je vous tue. »
Elle ramassa ses affaires, et sortit délibérément lentement. Elle aurait dû courir. Ils la rattrapèrent, l’attachèrent, et laissèrent à Marie-clémence tout le loisir de la battre jusqu’à ce qu’elle ne ressemble plus à rien. Après quoi, ils l’enfermèrent dans le laboratoire de l’établissement et la laissèrent. On ne la vit plus le lendemain, ni le surlendemain. On pensait qu’elle ne reviendrait pas, mais elle revint comme si de rien n’était. A sa panoplie de bloc notes, elle avait ajouté des petits carnets.
Marie-Clémence s’attela à rendre la vie de Clara infernale. Déjà, plus personne ne devait lui parler. Le vide se faisait autour d’elle partout où elle passait. On saccageait sa chambre. On sabotait son casier. Clara portait un canif partout où elle allait au cas ou elle se ferait agresser. Mais elle ne semblait pas avoir peur. Elle était plus que jamais soucieuse du détail : Le chignon impeccable, la ligne de la veste, le cuir luisant du sac, le maquillage sobre, la manucure soignée. A la bibliothèque, elle arrivait tous les jours à la même heure, savait exactement ce qu’elle voulait. Elle emmenait des lingettes désinfectantes partout dans les lieux publics. Elle refusait de se servir des objets collectifs sans les avoir désinfectés. Elle évitait le contact. Rien ne lui échappait. Ses notes montèrent en flèche. Elle avait l’air plutôt contente d’elle, ces jours-ci. En fait, elle n’avait jamais été aussi suffisante de sa vie.
Marie-Clémence tomba malade. Des vomissements, des aigreurs d’estomac. Elle prit des médicaments. Ça ne passait pas. On l’emmena chez le médecin. Il la dirigea vers l’hôpital. Elle avait été victime d’empoisonnement. On se mit à chercher de quel poison il s’agissait ainsi que la personne qui le lui avait administré : Marie-Clémence avait fini par mourir. Quelqu’un lui en voulait.
On pensa instinctivement à Clara Delauney. On ne trouva rien dans sa chambre : Pas une trace de poison, pas un indice sur l’ordinateur, pas même un livre sur le sujet. C’était la chambre de l’étudiante modèle. Il n’y avait rien, d’ailleurs de très personnel, mis à part son journal intime dans son étrange petit carnet. On fouilla dans la chambre des autres bizuts. On ne trouva rien non plus. On demanda à fouiller tout l’établissement. Dans la chambre d’un certain Jean Eudes de Saint Cyr, on découvrit des livres sur la composition chimique des drogues dures. On mit la main sur des pilules à la composition inconnue. On découvrit qu’il animait les soirées de sa promotion avec des petites pilules du bonheur acidulées : Ses activités nocturnes étaient enregistrées sur la cassette du laboratoire du lycée. On analysa les pilules. Dans certaines d’entre elles, on trouva le poison. Jean Eudes nia. Il fut tout de même condamné pour homicide involontaire.
 
Le prêtre prononçait un discours mortuaire pour Marie-Clémence, quand Clara dût se retirer de l’assembler pour s’isoler. Samira, une des bizuts la suivit. Elle la vit qui tremblait. Clara pleurait-elle ? Non. Elle riait. « C’est nerveux, n’est-ce pas ? » Clara se retourna
-         Bien sûr, qu’est-ce que vous croyez ? » Samira baissa les yeux :
-         On a cru que c’était toi… »
-         Je compte travailler dans un centre anti-poison, vous savez. »
-         Je peux te poser une question ? Qu’est-ce qu’il y a dans tes carnets ? » Clara sourit :
-         Mes états d’âme. Ou peut être la formule d’un poison mortel, qui sait ? » Elle le tendit à Samira.
-         Lisez. »
Pendant que Samira lisait, Clara sortit discrètement son canif de son sac, en démonta le manche, et en tira quelque chose. La bizut était intriguée. Il s’agissait bien d’un journal intime, mais il ne semblait étrangement pas spontané. Elle le tourna. C’est là qu’elle vit… Mais quelque chose la piqua. Clara lui montra une sorte d’aiguille : « Personne ne pense à les retourner. Mais au cas où, j’ai toujours ceci. » Elle s’approcha de son oreille :
-         C’est un poison très lent. J’ai l’antidote, mais je ne pourrai te l’administrer qu’en très petites quantité. Tu auras donc longtemps besoin de ma compagnie. Ma liberté ou ta vie, ma chérie. Ma liberté ou ta vie. »
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Mardi 15 janvier 2008
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Mardi 15 janvier 2008
Je vais encore dire du mal de mes camarades de classe, mais je ne peux pas penser de bien de certains propos qu'il tiennent. Ce midi, je vais manger avec eux au RU, et tout est normal; On s'assoit. Tout le monde a l'air content d'être là, normal. Je ne sais plus qui commence à parler de la pluie; Oui, le temps est pourri, ici. Mais on peux s'en remettre, non, ça va, on est tellement mieux lotis que certains, tellement mieux lotis... Enfin bref. Du temps pourri de la Bretagne, la conversation dérape au taux de suicide de la région. Ils ont toujours des thèmes sympas, dans leurs conversations...
Bien sûr, ça rigole, ça fait comme si ça n'avait rien dans le coeur, ça dérive de toutes les façons. Mais ça n'est même pas de la cruauté. Non. C'est du pur cynisme et c'est triste. Quand ils parlent comme ça, ils me rendent triste, c'est tout. Et ils peuvent être si catégoriques qu'ils finissent parfois par m'énerver. 
Voilà le tableau: Messieurs dames sont athées. Donc, selon eux, la conséquence de l'absence de Dieu est l'inutilité de la vie, donc la compréhension du suicide, parce que, et je cite: "On a pas demandé à vivre..." Résonnement tordu de dépressif notoire, fausse philosophie de vie. En plus, ils disent d'énormes, ENORMES conneries. Voici ce que j'ai entendu, je cite: "Même des gens heureux peuvent être suicidaires, tout simplement parce que la vie ne sert à rien, et qu'ils veulent en finir avant d'être vieux, défraichis, d'avoir un accident, ou d'être malheureux..." Implacable. Rien que de resortir cette phrase, j'ai envie de vomir tellement c'est d'une bêtise incommensurable! Quand on est heureux, n'a-t-on pas envie de rester le plus possible en vie? Quand on se sent à sa place où l'on se trouve, n'a-t-on pas envie d'y rester le plus possible? On ne se suicide pas "En prévention de..." On ne se suicide pas non plus parce qu'on est athée. Quand on est heureux, soit on remercie Dieu, soit on estime que la vie est magnifique même si on ne comprend pas bien à quoi elle sert, même, d'ailleurs, si on est sûr qu'elle ne sert à rien. On l'aime juste parce qu'elle est la vie. On la saisit, on en profite, et tout le reste, tant pis!
Voilà ce que je vois, quand ils parlent comme ça: Des gens jeunes, intelligents, pleins de vie, à l'avenir radieux, qui crachent purement et simplement sur la vie, parce qu'ils prétendent la connaitre si bien, et avoir une philosophie si vraie, alors qu'en réalité, leur soi disant philosophie dénote surtout un désespoir abbysal qui m'aspirerait si je n'avais pas de bon sens et si j'étais influençable. Du bon sens, ça? Dire que se suicider, c'est normal? NORMAL?!  Quand on est heureux, en plus! Et ils ont le culot de dire qu'ils ont une idée de ce qu'est le bonheur, alors qu'ils on la tête pleine de violence enfouie.
Et ça me rend triste, terriblement triste et révoltée. Révoltée, parce qu'ils ne se rendent pas compte de tout ce qu'ils doivent à la vie. ils ont un toit au dessus de leur tête, une famille, ils étudient, ils ont des amis, et ils estiment que tout ça n'est rien!!! Comment peuvent-ils oser? Comment peuvent-ils se regarder en face après avoir tenu de tels propos, regarder les sales gamins égoistes et butés qu'ils sont dans une glace?! J'en pleurerais!
Pourquoi les gens sont-ils aussi négatifs? Pourquoi les gens prétendent-ils qu'être cynique, triste, indifférent, dur, et désabusé équivaut à approcher la perfection? L'obectivité? Merde! Revoyez vos modèles! Revoyez votre vision! OUVREZ VOS YEUX, et embrassez ce que vous avez! De quel droit se permet-on de cracher sur la place qu'on a la chance d'avoir, surtout quand on a la jeunesse, la santé, l'intelligence, la chance, DE QUEL DROIT?!
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Jeudi 10 janvier 2008
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Jeudi 10 janvier 2008

Lorsque j'ai écrit mon article sur les stéréotypes, on m'a écrit:
"les clichés enferment les personnes dans des catégories toutes faites, ors les "cathos" ou les autres ont le droit d'avoir des opinions individuelles, des convictions, de faire des choix, etc., qui ne sont pas forcément ceux du cliché. Les dénominations religieuses, politiques ou autres ne sauraient enfermer les individus dans un programme déterminé, dans ne pensée unique. C'est ce que les sociologues appellent la crise des institutions : les personnes reprennent leur liberté ! Le choix d'aujourd'hui est d'être d'abord soi-même et de ne plus être dépendant du regard d'autrui. Jean-Claude "

Alors, j'ai réfléchi.  Oui... Hum... Je ne suis finallement peut être pas un stéréotype. J'ai dû mal m'exprimer. On est effectivement dans une société qui bouge énormément. L'individualisme prend une place énorme dans les modes de pensées d'aujourd'hui, ce qui fait que les gens sont beaucoup plus libres! Beaucoup plus stressés, aussi! Le vaste monde aujourd'hui plus accessible nous offre de toutes nouvelles possibilités. L'écueil de tout celà est le vertige qui finit par être ressenti: Que faire! Qui croire! Où aller! Et si, finallement, c'était beaucoup plus difficile de se forger une personnalité? Donc, je suppose qu'il y a plusieurs manières de réagir:
Alternative une, vouloir globaliser l'humanité entière en occultant sa complexité pour en faire une soupe digeste. Refuser de voir la différence. Décider de mélanger, en se disant que tout le monde est identique. Boire du vin devant une série américaine en mangeant des sushis, et estimer qu'on en a assez comprit.
Alternative deux, picorer. Tout est bon, tout s'achète, tout s'essaie, tout se pratique. J'ai connu un jeune homme Américain qui ne savait pas s'il se sentait une appartenance à la culture française, italienne, allemande, irlandaise, ou amérindienne! Quelle confusion!!
Alternative trois, saisir la diversité par petits bouts. Ne pas choisir. Dans ce cas, on ne peut s'engager que de façon tronquée, partielle, sinon, on se rend vite compte que c'est impossible à gérer!... On doit donc choisir d'être à la surface des choses, et de ne pas pouvoir les poursuivre jusqu'au bout.
Alternative quatre, résister purement et simplement au vertige. Se poser. Détourner catégoriquement son regard de la différence et se réunir dans un cercle fermé pour se protéger. C'est un choix particulièrement sécurisant. On peut cacher sa fragilité dans un bumker psychique. On a tous naturellement besoin de se sentir protégé. C'est pourquoi je crois que lorsqu'une institution romp, une autre apparaît. Je persiste tout de même à dire que c'est une alternative séduisante, quoiqu'elle restreigne notre liberté. A l'adolescence, il est même assez sain de la pratiquer. Mais, il y a l'alternative cinq, celle que j'ai choisie, évidemment.
Cinquième possibilité: Approfondir un cheminement particulier. Décider de se situer clairement, sans pour autant se sentir esclave de la détermination que l'on s'est choisie. ou, dans la même veine, se choisir un intitulé identitaire assez ouvert pour pouvoir naviguer dans le monde d'aujourd'hui.

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  • : Je suis une jeune étudiante dynamique qui écrit des nouvelles et des poemes, fait de la danse africaine, chante et apprécie l'ouverture culturelle. J'aime me coucher tot, la compagnie de ma famille et de mes amis, la nature. J ai un faible pour les personnes engagées mais suis contre tout type de fanatisme. J aime approfondir ma spiritualité, et vivre pleinement ma vie dans la simplicité. Je suis petite, ronde, et pétillante.
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