Pourquoi on est ce qu’on est, et puis on devient autre ?
Pourquoi sortir quand on naît ? Se confronter aux autres ?
Pourquoi affronter la vie, pourquoi prendre les armes ?
Apprendre à prendre des vies, et connaître les larmes
Pourquoi dans sa vie d’enfant, vivre une vie d’adulte ?
L’odeur de souffre étouffant, les coups et les insultes ;
Apprendre à fermer son cœur, apprendre à ne plus être
Que sanguinaire et sans cœur, du moins à le paraître ?
Refrain : Pourquoi cacher la nuit la peur des cauchemars
Quand on est dans son lit, quand vraiment, y en a marre ;
Et ravaler ses larmes, quand on en a encore ?
Et ravaler ses larmes, quand on en a encore ?
D’abord, c’est dur, quand on tue, et puis on n’a plus rien
Tous les jours, on s’évertue à jouer les vaux riens
On connaît si bien son rôle, on l’a apprit par cœur
C’est si machinal, c’est drôle, le sang et la rancœur
On pense à notre famille, on n’en a jamais eue
A l’extérieur, ça fourmille ; On tue ! On tue ! On tue !
Pour supporter, on se drogue, ça calme à l’intérieur
Les idées qui partent en vogue, l’impression d’être ailleurs
Refrain
Pourquoi faut-il se battre, et où va donc l’argent
Pourquoi faut-il abattre, abattre tous ces gens ;
Des gens dont on se fout, que l’on ne connaît pas ?
Et tout ça nous rend fous, ça ne s’arrête pas…
Pourquoi on est ce qu’on est, et puis on devient autre ?
Pourquoi sortir quand on naît ? Se confronter aux autres ?
Pourquoi affronter la vie, pourquoi prendre les armes ?
Apprendre à prendre des vies, et connaître les larmes…
Ça n’allait pas, oui, mais pourquoi ?
Docteur, je crois que je me souviens pas
Le mal traînait par là, l’est où, déjà ?
Docteur, je crois que je me souviens pas
Oh pardon pour votre précieux temps
Je croyais que j’allais mal, pourtant
J’étais à plat, mais si ça se trouve
C’était que du stress, n’est-ce pas ?
Je touchais le fond, mais si ça se trouve
J’étais comme tout le monde, au fond
Oh pardon de vous faire marrer
En fin de compte, mais j’aurais juré…
Que ça n’allait pas, oui, mais pourquoi ?
Docteur, je crois que je me souviens pas
Et j’ai confiance en moi, mais alors là
Le reste, je crois que je me souviens pas
Oh pardon de saper votre boulot
J’ai l’air maligne, c’est ballot…
Ça n’allait pas, oui, mais pourquoi ?
Docteur, je crois que je me souviens pas
Je marche pas à l’alcool ou à la marijuana
Nanana…
Je marche pas au crack ou au coca cola
Nanana…
Je marche pas à l’héroïne et je marche pas au thé
Nanana…
Revenez, copines, je suis quand même droguée !
Nanana…
Refrain : Moi, j’ai une drogue qui me rend super, super stone
Elle me fait un de ces effets
Un effet bœuf, un effet cyclone
Et la drogue qui me fait un effet vilain
C’est bien les câlins
Je marche pas au chocolat ou au LSD
Nanana…
Je marche pas aux clopes ou à la télé
Nanana…
Je marche pas au sexe et je suis pas fashion
Nanana…
Vous pensez peut être : " Qu’est-ce qui la rend fun ? "
Nanana…
Refrain
Je dois voir mon patron aujourd’hui, c’est dur
Il va vouloir me licencier, ça, j’en suis sûre
S’il le fait, que sera demain ?
Le monde sera-t-il debout, hein ?
Doux Jésus, cette situation m’angoisse
J’en peux plus, pourtant je travaillais tant, la poisse !
Sans travail, oh, pauvre de moi !
Le monde sera-t-il toujours là ?
Refrain : Car je suis le témoin de mon plongeon
Oui sans mon job je ne suis rien, bon… Bis
Mon chien me fait la tête aujourd’hui, c’est dur
Rintintin, notre amour part en éclaboussures
S’il m’ignore que sera demain ?
Le monde tiendra-t-il debout ? Hein ?
Doux Jésus, cette situation m’angoisse
J’en peux plus, Rintintin est fâché, oh la poisse
Si ça dure, ah, pauvre de moi !
Le monde sera-t-il toujours là ?
Refrain : Chien
Je me suis cassé un ongle aujourd’hui, c’est dur
Comment faire ? J’ai grand besoin d’une manucure
C’est cassé ! Que sera demain ?
Le monde tiendra-t-il debout, hein ?
Doux Jésus, cette situation m’angoisse
J’en peux plus la manucure n’est pas là, la poisse
C’est cassé ! Ah, pauvre de moi !
Le monde est pourtant toujours là !
Refrain : Ongle
Pas folichon d’être le témoin de mon plongeon
Sans ma voiture je ne suis rien, bon bis
Mario Bross trouve-t-il la princesse au tout premier monde ? Non. Les tours de Tetris se sont-elles construites en un jour ? Non. Harry potter a-t-il botté les fesses de Voldemore dès les premières lignes du livre ? Non. Donc, on aurait la patience de parcourir le royaume de Zelda, de bâtir les tours de Tetris, de guider Mario Bross de tour en tour, de se construire une seconde vie virtuelle, même, et on gâcherait sa vie réelle par impatience ? Et pourquoi ? Qui ne voit pas l’amour comme un défi ne le mérite pas. Quiconque a oublié qu’un butin précieux mérite qu’on se donne de la peine ne trouvera jamais le chemin du bonheur, mais restera toujours insatisfait.
Peur des hommes, moi ? J’ai surtout peur des idiots ! Certains idiots sont religieux : Dieu est avec moi, cette fille est obligée de m’aimer. Obligée ? ! D’autres sont romantiques : L’amour est un sentiment idyllique qui vous conduit à une euphorie éternelle. C’est ça… D’autres sont propriétaires : La femme est mon objet et existe pour me servir. Par quel contrat ? D’autres sont ingénus : La femme est une chose mystérieuse et dangereuse. Cachons nous. Bonne idée. Et puis il y a les schizophrènes : je suis un homme, donc j’ai le droit de scinder les femmes en deux catégories : Les saintes et les salopes, les premières faites pour l’hymen, et les autres à utiliser dans le mépris. Une question à ces derniers : Mari aimant, ou chien errant ? Comment peut-on prétendre mériter quelqu’un d’admirable quand on prétend également avoir le droit d’utiliser quelqu’un de méprisable ? Messieurs, soyez un peu cohérents : Votre statut d’homme vous met-il dans une position si servile vis à vis de votre appendice ventral que vous ne pouvez plus avoir de volonté, caractéristique de ce que l’on nomme l’être humain en général ?Comment dans ce cas reprocher à sa partenaire d’être aussi servile que vous vis à vis du sien ? Et si vous êtes assez exigeants pour demander la virginité à vos compagnes, n’avez-vous pas vous même la même force de volonté ? Quand on est faible, on doit se montrer indulgent envers les faibles. C’est quand on est fort qu’on peut, à la rigueur, se permettre de les railler.
J’exige de l’homme qu’il soit patient et opiniâtre, honnête et respectueux, cohérent dans ses actes et dans ses pensées. J’exige l’homme qu’il soit capable de tenir compte des réactions et des opinions d’autrui, qu’il se comporte de façon digne, honorable, présentable, et sensée. J’exige de l’homme qu’il ait le sens des réalités, de la famille, de l’amitié, du travail, de l’équité. J’exige de l’homme qu’il soit humain. Est-ce trop demander ?
Pour une baisse de la dette :
Pour une bonne utilisation de notre argent
Si t’es normal, qu’un magicien te dit
Qu’il connaît tout sur les grandes questions qu’est-ce que tu fais ?
Question centrale car ce type, je l’ai suivi
Jusqu’au jour où il a dit être Dieu… Hé !
Sacré moi !
Si tu vas bien et que ce petit bonhomme dit
Qu’il connaît tout sur les petits hommes verts, qu’est-ce que tu fais ?
Voilà une colle, tiens, car ce nain, je l’ai suivi
Jusqu’au jour où il m’a promis, c’est vrai, l’immortalité
Sacré moi !
Refrain : Que Dieu soit une plante aquatique, je suis sceptique
Qu’il vive dans un vaisseau nautique, je suis sceptique
J devrais avoir peur d’aller en enfer, critique :
Vous pouvez rien y faire parce que je suis sceptique
Si t’es normal et que cette femme sympathique
Dit : " Sens-tu les pouvoirs telluriques ? " qu’est-ce que tu fais ?
Question centrale, car j’ai vu sa boutique
Et j’ai comprit que c’était pas donné de faire de la magie
Sacré moi !
Si tu vas bien et que t’entends tous ces trucs
Bien zinzins, est-ce que t’en donnerais ton âme eh bien ?
Je suis sceptique, je vous dis !
Refrain
Que Dieu soit un truc magique, je suis sceptique
Qu’on doive tuer des poulets, couic, je suis sceptique
J’ai pas vraiment peur d’aller en enfer, j’explique :
Je serais pas une bonne affaire, parce que je suis sceptique
Que Dieu soit antipathique, je suis sceptique
Qu’il nous traite de crottes de bique, je suis sceptique
A ceux qui me disent que j’irai en enfer, je réplique :
Je vais rester catholique croyante oui, mais sceptique
Ayons du sens critique restons, restons sceptique
Ce soir, après dîner, j'écris des rimes
Pour m'expliquer et pour m'excuser
Loin des faux semblants et de la frime
Je dois vous dire ce que pourtant je vous cachais
Refrain : A mes parents et à mes proches
A tous ceux qui m'ont soutenue, mes rocs, mes roches
A mes voisins et à mes frères
Ce soir, j'en ai bien peur, je ne peux plus me taire
Je confesse, vous voulez bien,
J'avoue, oui, oui, je suis une princesse
Et je déclare enfin aux miens
Que j'ai maudis : Oui, j'ai pu manquer de souplesse
Refrain
Proclamation solennelle :
Tout va très bien, et je suis en paix
Enfin, déclaration officielle :
Votre soutient a enfin pu voir son effet
Refrain
A Dieu Lui même
Ceci est une lettre ouverte à ceux que j'aime
Si j'avais du temps, j'écrirais beaucoup
Je serais un cordon bleu. Je publierais un roman
Si j'avais du temps, des bottes des sept lieues
Je courrais le monde du coup, j'apprendrais tous les chants
Si j'avais plus de temps, je ferais le tour du monde
Et au gré du vent, je serais la plus heureuse du monde
Si j'avais plus de temps, qu'importerait le futur
Je vivrais intensément, sûr...
Que si j'avais du temps j'aimerais apprendre
A parler à tous les peuples, voir ce qui les rassemble
Si j'avais du temps, j'aimerais danser
Humant le parfum des fleurs, je ne serais jamais pressée
Si j'avais plus de temps, j'apprendrais à peu près tout
Et au gré du vent, je ferais du bien partout
Si j'avais plus temps qu'importerait le futur
Je vivrais intensément, sûr...
Mais j'ai eu du temps, j'ai écrit des choses
J'en écrirai d'autres encore, si je peux si je l'ose
J'ai eu du bon temps, et j'ai voyagé
Navigué vers d'autres ports, et j'ai beaucoup changé
Je n'aurai jamais le temps de tenter le tour du monde
Et tant pis pourtant, je suis la plus heureuse du monde
Et je n'ai pas le temps de me moquer du futur
Car un jour je vais partir, mais j'ai foi en l'avenir
Je n'ai pas besoin de temps. J'aurai confiance en partant
Je ne suis pas mal, en attendant
Connaîtrai-je un autre monde sans le temps
Si j'avais du temps...
Mais je n'ai pas le temps...
De me soucier du temps
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