Vendredi 13 juin 2008
Coucou, tous!

Merci pour les commentaires à ma bouteille à la mer. Je vais mieux!! Jésunou et moi, on s'est réconcilié.
D'abord, j ai décidé qu il m'aimait bien comme j'étais. Alors, oui, j'aime mon prochain, et même les nomos, et je crois que j'ai le droit d'en avoir parmi mes amis, même si je suis pas nomo, moi.

J'ai compris que finallement, j'allais pas faire virer ma foi à 180 degrés à chaque fois que quelqu'un me disait quelque chose de très très impressionnant, non? J'ai aussi compris que toutes ces histoires d'apocalypse, de trone blanc du jugement, de puits de feu éternel, et de chorale d'anges, ça appartenait à Dieu et à lui uniquement, et moi, je fais confiance à Dieu, je crois qu'il est plutôt sympa...

Et puis, j'ai aussi comprit qu une religion parfaite, ça n'existe pas parce que des gens parfaits, ça n'existe pas, et aussi qu il doit y avoir une raison pour laquelle il y a tant de diversité dans la vie... Et c'est bien, la diversité. Chuis vachement diversifiée comme nana. Donc, je me rapproche de Jésunou, parce qu'il a pas l'air si méchant que ça.

Et puis, j'ai comprit que j'avais le droit de vivre, aussi, et même, de ne pas penser à Jésunou toute la journée.
Donc, les vacances approchent enfin, je relax max, je mets les doigts de pied en évantail, je fais ce que j'ai à faire ici, et j'attends de pouvoir me dorer la pillule sur du sable fin... ça fera des vacances à Jésunou, et je crois qu y a pas de raison, les vacances, Jésunou, il doit aimer ça.
par alguboogi publié dans : tranches de vie
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Vendredi 13 juin 2008
L'histoire commence un beau samedi soir, alors que je m'apprétais à retrouver mon petit week end peinard. Mon prof me maile pour mon exam. y a un problème de fichier. Hors, ça fait deux mois, qu'il l'a, mon fichier, mais il s'y est prit à la dernière minute pour le corriger, ce gougeat. Je risque un zéro parce que cet idiot s'y est prit trop tard. Voilà. Panique! Bran le bas de combat! Et me voilà embarquée de Lyon à Brest... Pour envoyer un fichier pdf. Bad trip, quoi.
Déjà, je dors mal. Je crois que je l'ai mauvaise. Devoir me retrouver seule à Brest, ne même pas avoir le temps de profiter, et puis il y a rien à la télé, et puis, il pleut, et puis, je déteste les imprévus, et puis, l'argent pour le billet, et puis, tout ça pour une histoire de prof désinvolte qui veut pas se faire pincer, c'est assez fort de café. Quand en plus, je me rend compte que la papeterie la maison du stylo (un plaisir que je me serais offert) est fermé, et que JUSTEMENT AUJOURD'HUI, le secrétariat aussi, je craque. C'est trop. Il pleut mon sac à main me déboite l'épaule (et pas la main), et mon ordinateur m'écorche la main (oui, la main). J ai fait le voyage de lyon de façon imprévue, je me suis levée tot, ça a fait sauter mon week end, tout ça pour envoyer un fichier pdf à la noix, et en plus, Marie Paule, la secrétaire, s'est absentée toute la matinée!!! JE PROTESTE! Je fonds en larmes, et j'appelle mon papa!
Vous avez vu la dernière tragédie de Corneille? C'était starring moi. Je hurle en me frappant la poitrine entre deux sanglots retentissants
"C'est fichu! Tout ce travail! Et l'argent! Et le manque de sommeil! Et le trajet! Et tout ça pour avoir un zéro! Et c'est fichu! Et j'en ai MARRE! Et c'est trop DUR! Et ma vie est FICHUE! ACHEVEZ MOI! C'est trop! Adieu, monde cruel, je vais me suicider en sautant deux à deux les marches de l'escalier!!" Enfin... Dans ce gout la.
Mon père m'a rappelé cinq fois de suite, ma mère s'est demandé si j'avais pas eu un accident, j'ai rameuté toute l'université, et on a fini par m'ouvrir la porte de la salle. Je me suis jetée aux pieds de la dame dont je ne connais pas la fonction à l université: "Vous êtes formidable! Vous m'avez sauvé la vie! Le monde! L'univers entier!"...
Madame machin du fonds du couloir du troisième étage de la fac a dit que quand même, c'était un scandale, faire venir de jeunes filles de lyon à brest pour envoyer des pdf, c'était inhumain, ça n'allait pas se passer comme ça, elle allait prévenir le rectorat, le ministre, le PRESIDENT, s'il le fallait...
Je doute. Vous croyez que j'en ai trop fait?
Pour mes 25 ans, mon père m'a envoyé une carte virtuelle: "ça fait 25 ans qu on te supporte" ...  Mouais.
par alguboogi publié dans : tranches de vie
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Jeudi 3 avril 2008
Ayé! Chuis rentrée! Que mon lecteur et demi pardonne mon silence dû au stress des exams (ceci n'est pas une pub pour un yaourt). En fait, en ce moment, je devrais m'atteler à une lecture de 60 pages d'un bouquin sur un sujet que je connais à peine pour un mini mémoire de traductolgie... En fait, j'ai commencé mon stage dans la maison d'édition chrétienne qui ne voulait pas de non pratiquant chez eux. Mais non, ami lecteur et demi, ne sois pas déprimé, tu comptes, même si tu es athée!!
En fait, que si, j'ai toujours plein d'idées, genre une nouvelle sur une tueuse à gages (oserai-je céder à l'appel d'un sauvetage du monde romantique à la Buffy? Tenterai-je un remake de scream, qui sait?), une épopée fantastique (J'éviterai de parler d'anneau maléfique et de gros neuil tout rouge en haut d'une tour, c'est promis...), et au passage, une recustomisation de mon blog... Hé! Je crois que je suis pas aussi sérieuse que ça dans la vraie vie!! Je cogite sur une toute nouvelle feuille de style, donc. Je cogite sur des articles plus rigolos. Je cogite pour y ajouter des tas de trucs que j'ai pas mit, genre une partie recherche de l'amûûûûr, vu que j'ai craqué sur des blogs de célibs bien sympas, et que je suis moi même célib, et que j'ai trouvé ça bien rigolo de lire les galères des autres, ma foi... J'ai trouvé un site (faudra que je mette le lien ici) qui suggère des tas d'idées débiles pour des nouvelles débiles. Et je cogite sur la possibilité de remplir mon blog d'histoires débiles. En fait, je serais assez d'accord pour qu'on me paye à rien foutre à vie!!
Bon, j'avoue, j'ai une fâcheuse tendance à être plutôt très très sérieuse. Même ma collegue allemande de la maison d'édition chrétienne m'a murmuré qu'il fallait pas que je demande mon reste quand je pouvais me tirer du boulot une fois!! J'ai été suisse dans une autre vie, je crois!!
Après les exams, je suis en stage, il me reste ce mémoire à faire, le rapport de stage, et un oral de présentation. Je crois quand même pas que je vais tenir jusque là sans péter un petit plomb. Tout ce travail, ça me donne plein d'idées pour buller!! Je suis jeune, et il me tarde de pouvoir être bien, bien con.

Merci, ami lecteur et demi, de ta fidélité inconditionnelle! Je me porte bien. Je lave mes chaussettes, je reprise mes boutons de manteau, et je bois tous les jours de l'Actimel...
Gros poutous poutous BIEN baveux! [lol]
Sophie
par alguboogi publié dans : tranches de vie
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Mardi 15 janvier 2008
Je vais encore dire du mal de mes camarades de classe, mais je ne peux pas penser de bien de certains propos qu'il tiennent. Ce midi, je vais manger avec eux au RU, et tout est normal; On s'assoit. Tout le monde a l'air content d'être là, normal. Je ne sais plus qui commence à parler de la pluie; Oui, le temps est pourri, ici. Mais on peux s'en remettre, non, ça va, on est tellement mieux lotis que certains, tellement mieux lotis... Enfin bref. Du temps pourri de la Bretagne, la conversation dérape au taux de suicide de la région. Ils ont toujours des thèmes sympas, dans leurs conversations...
Bien sûr, ça rigole, ça fait comme si ça n'avait rien dans le coeur, ça dérive de toutes les façons. Mais ça n'est même pas de la cruauté. Non. C'est du pur cynisme et c'est triste. Quand ils parlent comme ça, ils me rendent triste, c'est tout. Et ils peuvent être si catégoriques qu'ils finissent parfois par m'énerver. 
Voilà le tableau: Messieurs dames sont athées. Donc, selon eux, la conséquence de l'absence de Dieu est l'inutilité de la vie, donc la compréhension du suicide, parce que, et je cite: "On a pas demandé à vivre..." Résonnement tordu de dépressif notoire, fausse philosophie de vie. En plus, ils disent d'énormes, ENORMES conneries. Voici ce que j'ai entendu, je cite: "Même des gens heureux peuvent être suicidaires, tout simplement parce que la vie ne sert à rien, et qu'ils veulent en finir avant d'être vieux, défraichis, d'avoir un accident, ou d'être malheureux..." Implacable. Rien que de resortir cette phrase, j'ai envie de vomir tellement c'est d'une bêtise incommensurable! Quand on est heureux, n'a-t-on pas envie de rester le plus possible en vie? Quand on se sent à sa place où l'on se trouve, n'a-t-on pas envie d'y rester le plus possible? On ne se suicide pas "En prévention de..." On ne se suicide pas non plus parce qu'on est athée. Quand on est heureux, soit on remercie Dieu, soit on estime que la vie est magnifique même si on ne comprend pas bien à quoi elle sert, même, d'ailleurs, si on est sûr qu'elle ne sert à rien. On l'aime juste parce qu'elle est la vie. On la saisit, on en profite, et tout le reste, tant pis!
Voilà ce que je vois, quand ils parlent comme ça: Des gens jeunes, intelligents, pleins de vie, à l'avenir radieux, qui crachent purement et simplement sur la vie, parce qu'ils prétendent la connaitre si bien, et avoir une philosophie si vraie, alors qu'en réalité, leur soi disant philosophie dénote surtout un désespoir abbysal qui m'aspirerait si je n'avais pas de bon sens et si j'étais influençable. Du bon sens, ça? Dire que se suicider, c'est normal? NORMAL?!  Quand on est heureux, en plus! Et ils ont le culot de dire qu'ils ont une idée de ce qu'est le bonheur, alors qu'ils on la tête pleine de violence enfouie.
Et ça me rend triste, terriblement triste et révoltée. Révoltée, parce qu'ils ne se rendent pas compte de tout ce qu'ils doivent à la vie. ils ont un toit au dessus de leur tête, une famille, ils étudient, ils ont des amis, et ils estiment que tout ça n'est rien!!! Comment peuvent-ils oser? Comment peuvent-ils se regarder en face après avoir tenu de tels propos, regarder les sales gamins égoistes et butés qu'ils sont dans une glace?! J'en pleurerais!
Pourquoi les gens sont-ils aussi négatifs? Pourquoi les gens prétendent-ils qu'être cynique, triste, indifférent, dur, et désabusé équivaut à approcher la perfection? L'obectivité? Merde! Revoyez vos modèles! Revoyez votre vision! OUVREZ VOS YEUX, et embrassez ce que vous avez! De quel droit se permet-on de cracher sur la place qu'on a la chance d'avoir, surtout quand on a la jeunesse, la santé, l'intelligence, la chance, DE QUEL DROIT?!
par alguboogi publié dans : tranches de vie
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Jeudi 10 janvier 2008

Lorsque j'ai écrit mon article sur les stéréotypes, on m'a écrit:
"les clichés enferment les personnes dans des catégories toutes faites, ors les "cathos" ou les autres ont le droit d'avoir des opinions individuelles, des convictions, de faire des choix, etc., qui ne sont pas forcément ceux du cliché. Les dénominations religieuses, politiques ou autres ne sauraient enfermer les individus dans un programme déterminé, dans ne pensée unique. C'est ce que les sociologues appellent la crise des institutions : les personnes reprennent leur liberté ! Le choix d'aujourd'hui est d'être d'abord soi-même et de ne plus être dépendant du regard d'autrui. Jean-Claude "

Alors, j'ai réfléchi.  Oui... Hum... Je ne suis finallement peut être pas un stéréotype. J'ai dû mal m'exprimer. On est effectivement dans une société qui bouge énormément. L'individualisme prend une place énorme dans les modes de pensées d'aujourd'hui, ce qui fait que les gens sont beaucoup plus libres! Beaucoup plus stressés, aussi! Le vaste monde aujourd'hui plus accessible nous offre de toutes nouvelles possibilités. L'écueil de tout celà est le vertige qui finit par être ressenti: Que faire! Qui croire! Où aller! Et si, finallement, c'était beaucoup plus difficile de se forger une personnalité? Donc, je suppose qu'il y a plusieurs manières de réagir:
Alternative une, vouloir globaliser l'humanité entière en occultant sa complexité pour en faire une soupe digeste. Refuser de voir la différence. Décider de mélanger, en se disant que tout le monde est identique. Boire du vin devant une série américaine en mangeant des sushis, et estimer qu'on en a assez comprit.
Alternative deux, picorer. Tout est bon, tout s'achète, tout s'essaie, tout se pratique. J'ai connu un jeune homme Américain qui ne savait pas s'il se sentait une appartenance à la culture française, italienne, allemande, irlandaise, ou amérindienne! Quelle confusion!!
Alternative trois, saisir la diversité par petits bouts. Ne pas choisir. Dans ce cas, on ne peut s'engager que de façon tronquée, partielle, sinon, on se rend vite compte que c'est impossible à gérer!... On doit donc choisir d'être à la surface des choses, et de ne pas pouvoir les poursuivre jusqu'au bout.
Alternative quatre, résister purement et simplement au vertige. Se poser. Détourner catégoriquement son regard de la différence et se réunir dans un cercle fermé pour se protéger. C'est un choix particulièrement sécurisant. On peut cacher sa fragilité dans un bumker psychique. On a tous naturellement besoin de se sentir protégé. C'est pourquoi je crois que lorsqu'une institution romp, une autre apparaît. Je persiste tout de même à dire que c'est une alternative séduisante, quoiqu'elle restreigne notre liberté. A l'adolescence, il est même assez sain de la pratiquer. Mais, il y a l'alternative cinq, celle que j'ai choisie, évidemment.
Cinquième possibilité: Approfondir un cheminement particulier. Décider de se situer clairement, sans pour autant se sentir esclave de la détermination que l'on s'est choisie. ou, dans la même veine, se choisir un intitulé identitaire assez ouvert pour pouvoir naviguer dans le monde d'aujourd'hui.

par alguboogi publié dans : tranches de vie
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Mercredi 9 janvier 2008
Ce soir, je rentre chez moi, les pieds gelés après une discussion à batons rompus (ou plutôt une écoute à batons rompus) avec mes camarades de master 2. Je suis en boule, parce que je suis assez choquée par certains de leurs propos, manquant un peu d'indulgence envers leur entourrage, souvent sexuels, parfois limite sadiques, la plupart du temps dépréciatifs, ce qui me met dans une position inconfortable, moi, la petite catho en vadrouille, parfois perdue dans les méandres inquiétants de ce monde cruel... Bref. La bonne nouvelle, c'est que je n'ai pas besoin de faire semblant d'être quelqu'un que je ne suis pas. Je me sens tellement mûre, n'est-ce pas? Donc, pour résumer, je marmone en rentrant chez moi: C'est dégueu, toute cette méchanceté gratuite, tout ça. Pourtant et c'est un paradoxe, je les apprécie, même si on ne joue pas du tout dans la même catégorie... Bon, on va activer un peu la réflexion, là.
Je me branche sur overblog- y a toujours des choses intéressantes sur overblog- et voilà que je dégotte ce petit bijou de billet sur les stéréotypes de la skateuse, de la "neuneu", de la "peace", critique, le billet, un peu caricatural, mais... Assez solidement ficelé pour que des commentaires infâmants (95!! Je devrais essayer la critique, de temps en temps!!) fleurissent de partout hurlant à la mort contre la méchanceté profonde de cette râleuse invétérée. 
Ce que la râleuse ne savait pas -ou peut être le savait-elle, qui sait? c'est que la râlerie, surtout en france, c'est très cliché. On fait tous partie d'un cliché. On se définit tous par quelque chose. On a tous un rapport aux autres moulé dans cette définition. Un râleur va avoir tendance à dire du mal de personnes qu'il ne déteste pas forcément réellement, un skateur ou un rockeur (ou un rock-skateur) sera forcément très "cool" (ou essaiera), une bimbo sera forcément aguicheuse, parce que c'est ce qu'on attend d'elle, un anarchiste sera forcément contre tout, et un activiste sera forcément un brin illuminé par sa cause, un tragédien sera malheureux, forcément... Sinon, les autres risqueraient d'être destabilisés. Restent les gens qui n'ont jamais réussit à se déterminer... Ou qui obéissent à des clichés qu'ils n'ont pas encore détectés. Plus tard, quand on est installé, on délaisse les clichés "du groupe de" pour devenir un cliché de "la mère de famille", de "la salariée", de "la divorcée"... En gros, on a d'autres chats à fouetter.
Oui, nous sommes tous régis par les clichés. Eh bien, moi aussi. Je suis la petite catho. Je suis choquée, heureuse et fière de ma droiture morale, sûre de mon bon droit. Mais j'aime mon prochain. Et même si mes camarades m'agacent parfois, même s'il y en a un ou deux qui manquent de maturité, même si leurs discussions me mettent mal à l'aise, même si je ne suis pas du genre à "pécho à la beuverie du vendredi soir", même si certains ne sont pas forcément très à l'aise dans leur propre rôle, même s'ils sont faillibles, et idiots, et agaçants, et injustes, bien souvent, et même si ça me stresse d'avoir une telle conscience de ne pas leur ressembler, eh ben je les aime quand même, voilà! C'est pas catho, ça? Bon, d'accord! On n'a pas le monopole de l'amour! C'est vrai!
par alguboogi publié dans : tranches de vie
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Vendredi 21 décembre 2007
J'ai récemment postulé pour  un stage dans une maison d'édition catho pour ma formation de traductrice de cette année. Il s'agirait de traduire directement la Bible, des commentaires , des dictionnaires bibliques entre autres ouvrages de théologie. 
Mon profil leur conviendrait parfaitement, et  celà me permettrait d'avoir une bonne expérience professionnelle, tout en approfondissant mes connaissances basiques sur le sujet. 
Mais, il y a un mais. Le service de recrutement demande une bonne connaissance de la Bible, jusque la, tout va bien, puisqu'il s'agit de la traduire. Il leur demande aussi la fréquentation régulière d'une église locale, et c'est là que je m'interroge. Depuis quand la qualité d'un traducteur se mesure-t-elle en sa fréquentation ou non de telle ou telle église? Ne peut-on pas être bon traducteur et bouddhiste, ou bon traducteur et  musulman? Celà voudrait-il dire qu'un non chrétien serait idiot devant les saintes écritures? Je ne comprends pas bien... 
En réalité, je crois que les recruteurs ont tout simplement peur de l'interprétation malheureuse que pourrait avoir un traducteur non chrétien ou tout simplement non pratiquant. Il y a un discours à tenir, un vocabulaire à utiliser... D'où une autre question: Quelle est la place de la dimension mouvante, universelle, interpersonnelle de l'Ecriture? S'il s'agit de traductions, de commentaires, de dictionnaires, d'écrits fabriqués par une population bien précise pour cette même population, où est le christianisme qui se confronte à l'Autre? Où est l'Accueil?
Voici une remarque que je me permets de faire en tant qu'ancienne catéchumène: L'Eglise parle toujours de conversion, elle envoie des missions à travers le monde, l'Eglise se veut ouverte au monde. Pourquoi ne réfléchirait-elle pas un peu plus à sa mission d'accueil?
par alguboogi publié dans : tranches de vie
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Jeudi 29 novembre 2007
Les manifestants ont déclenché l alarme à incendie pour nous faire sortir!!! Ils ont placardé des affiches partout: "Cessez de ne penser qu'à vous!!" Un type avec des rasta s'est mit à hurler pour l'engagement des jeunes contre le gouvernement. Il y avait du monde. Il y avait de la révolte dans l'air. Il y avait du mouvement.
Mes camarades de classe se moquaient des manifestants. Ils se moquent de tout et de tout le monde, en même temps. Je trouve même que parfois, ils exagèrent un peu, et leur intolérance m'est parfois difficilement supportable, mais bon. Moi, sagement, je tentais de prendre les choses légèrement. Je suivais le mouvement. Je suis montée en classe comme mes bons camarades, en ricanant. Une des filles de la classe m'a confié qu'elle était déçue, dégoûtée de notre attitude cynique et égoiste. Elle même est montée, donc, elle était aussi lâche que moi, en même temps. Mais ça ne m'a pas aidé à être contente de moi. Je me suis sentie un peu idiote, coincée. ça m'a mit dans une position inconfortable, face à mes contradictions. J'ai un coeur de militante, mais un caractère consensuel. De grands idéaux, une grande clarté par rapport à mes prises de position, mais je ne suis absolument pas douée dans l'art de la persuasion.
Je ne crois pas en l'efficacité de cette grêve, de toutes façons. En matière de politique, je ne crois plus en l'efficacité de quoi que ce soit. Et depuis l'élection de Sarkosy, je suis plus ou moins désespérée. Et, je trouve que c'est limite de la part de ces étudiants de harceler leurs camarades comme ça. Je crois qu'il y a un sérieux problème de communication dans leur mouvement... Ils ne ménagent pas les suceptibilités. 
Mais j'avoue que j'aimerais pouvoir être aussi militante que certains. Je crois qu'on a tous notre pierre à déposer sur cette terre, et mon incapacité à croire en quoi que ce soit en matière de politique me met mal à l'aise. 
Oui, je rêve d'un monde plus juste, où l'argent que l'on fournit au gouvernement est bien réparti, où le système judiciaire est raisonnable, efficace, et préservé contre les bévues, d'un monde où on se préoccupe des gens qui ne mangent pas à leur faim, de l'éducation de ses enfants, du civisme, de son environnement. Je rêve d'un monde où les gens (dont je fais souvent malheureusement partie) ne sont pas étouffés par l'égoisme, ravagés par le fatalisme, rongés par le cynisme et le pessimisme, où le sens de l'espoir de la jeunesse n'est pas tué dans l'oeuf. Mais je ne vis pas dans ce monde là.
Alors, je me demande: Quelle est la part de l'individu en moi? Quelle est la part de la communauté? Je veux avoir cette force incroyable, mais comment? Je fais partie de cette jeunesse tiède et désenchantée. J'ai été nourrie au désespoir post soixante huitard. Abreuvée de discours consuméristes sur l'individualisme. Modelée dans une pâte fataliste. J'ai toujours eu mon petit nid au chaud dans la société, bien protégée, bien confortable, bien grasse. Comment penser autre chose que: "A quoi bon?" quand on est à ma place?

Un conseil aux militants: Au lieu de nous hurler dessus, au lieu de nous traitter d'égoistes, au lieu de nous traiter en inférieurs, nous, les masses, les immobiles, au lieu de nous cracher à la figure comme vous le faites malheureusement trop souvent, donnez nous un peu de votre espoir. ça n'est pas en méprisant quelqu'un qu'on va lui apprendre à y croire.
par alguboogi publié dans : tranches de vie
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Mercredi 28 novembre 2007
Je suis une jeune fille très dispersée!! 
Je m'intéresse au chant (classique, ghospel, choral, folklorique, oriental, soul, ...), à la danse, j ai fait du théatre, j adorerais faire du mime ou du clown, j'écris (nouvelles, poemes, journal intime), je m informe sur des sujets qui m intriguent comme la décroissance, l'écologie, j adore me créer des avatars, je suis religieuse... Je tripe sur à peu près tout ce qui est expressif et/ou artistique... Je pars un peu dans tous les sens, si je devais être fan de tout ce qui m intéresse...! J aurais plus d'énergie pour travailler!!! ça serait catastrophique!!
Donc, bien sûr, l'art graphique est dans mes nombreux intérêts. Mais S'il y a une chose dont je suis incapable, c'est de dessiner. 
Alors, depuis l'année dernière, je surfe sur de nombreux sites d'artistes fantasy (j aime beaucoup cet univers lol ma soeur est une artiste fantasy aussi), et j ai découvert des artistes géniaux comme Jasmine Beckett, Amy Brown (mes préférées), Jessica Galbreth, David Delamarre, Wendy Kathleen, Selina Fenech, Jacqueline Collen, sur un site qui s'appele "the fairy court", et j en ai fait un petit grimoire-carnet en les mixant avec des informations sur le shamanisme, le tarot etc, enfin des thèmes appropriés. 
Il faut dire que je suis assez fana de pierres, je m interesse à tout ce qui est  bricolage type traditionnel (couture, petite cuisine, aromathérapie) et J'avoue que cette petite incursion dans le monde de la wicca m'a pas mal occupée. 
Bien sûr, je suis chrétienne, donc, ma pratique est chrétienne, et je ne vais pas m'amuser en plus à faire du shamanisme ou du vaudou en même temps!! Question de temps, mais aussi de cohérence intellectuelle... 
Bien sûr aussi, je ne vais pas diffuser d'images de ces artistes que j'adore sur mon blog... Question de respect du droit d auteur: Puisque j'aime ces artistes, je ne sape pas leur travail, c'est naturel.
par alguboogi publié dans : tranches de vie
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Jeudi 22 novembre 2007
Un certain mardi, piscine. Normalement, je n ai pas le droit d'y aller: Mes tympans sont perforés, j'ai l'audition d une petite mamie, et ma petite enfance traversée d'otites m a quelque peu endurcie.
Dimanche soir, je me sens un mal d'oreille. Il faut préciser que je suis une maitresse incontestée du mal d'oreille bénin. Une warrior de l'oreille en fait, une rebelle anti médecin. Donc, je me couche sans rien prendre comme une sauvage en me disant que ça sera passé le lendemain. 
lundi, à quatre heures du matin, je me réveille en sueur, toute grogy, l'oreille toute chaude, le nez prit, et des frissons partout. Donc, je me résouds à prendre du doliprane.
Tout va bien, le mardi où je suis trop occupée pour m inquiéter de mon oreille qui continue à chauffer.
Mercredi matin, quatre heures, à nouveau la fièvre. Doliprane imposé. Mercredi après midi, je me traîne à un salon de l'étudiant j y gagne un stylo et un classeur class en faux cuir, j vole presque des bonbons et un pictionnary, puis je me traine au café avec des amis, en petite forme. puis jusqu'à chez moi, à trente minute du café, dans le froid et sous la pluie.
A quatre heures du matin, re fièvre. Sachant que je dois me lever trois heures plus tard, après mûre réflexion et moult tergiversations de ma part, mon cerveau finit enfin par décider que je suis malade et qu'il est possible que je doive incessament sous peu voir un médecin.
mon motto est: Sur médication, bouh, pas bien, mais y a pas photo: quand il faut, il faut.
J'ai trouvé ce site sur l'automédication, qui explique les cas ou la warrior attitude est possible et ceux ou elle frôle l'inconscience et la connerie. 
Oui, on n'est pas des chochottes, mais faut pas en faire trop, non plus.
par alguboogi publié dans : tranches de vie
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  • : 05/02/1983
  • : musique art poésie danse société
  • : Je suis une jeune étudiante dynamique qui écrit des nouvelles et des poemes, fait de la danse africaine, chante et apprécie l'ouverture culturelle. J'aime me coucher tot, la compagnie de ma famille et de mes amis, la nature. J ai un faible pour les personnes engagées mais suis contre tout type de fanatisme. J aime approfondir ma spiritualité, et vivre pleinement ma vie dans la simplicité. Je suis petite, ronde, et pétillante.
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